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Marc Prager, coach spécialiste de la motivation en entreprise

Démotivation en entreprise

La motivation est l’une des sources du progrès de toute entreprise. Lorsqu’elle vient à disparaître chez un collaborateur, on peut aisément en mesurer le préjudice pour l’entreprise. On parle alors de démotivation, un état d’esprit qui se traduit par une absence de volonté dans l’accomplissement des tâches. Zoom sur la démotivation en entreprise !

Une mauvaise ambiance comme source de démotivation

L’ambiance de travail est l’un des paramètres essentiels de la productivité des employés. Une mauvaise ambiance est le facteur numéro un de la démotivation d’un travailleur. Travailler dans un environnement stressant peut en effet nuire aux performances du salarié. Cette ambiance nocive se traduit par des relations inexistantes ou conflictuelles entre collègues, et peut parfois découler d’un management trop autoritaire de la part du dirigeant.

L'absence de reconnaissance comme raison à la baisse de motivation

Le manque de reconnaissance peut être l’une des sources de démotivation, et peut même engendrer la démission d’un salarié, voire de toute une équipe. Il se manifeste par un manager qui ne complimente jamais ses employés, quel que soit l’objectif atteint, ou qui néglige de saluer ses collaborateurs. La première chose à faire est d’offrir de la considération à chacun : c’est un excellent investissement.

Les motivations selon Eduard Spranger

Au fil des années, plusieurs spécialistes se sont intéressés à l’analyse des motivations des travailleurs au sein de l’entreprise. Parmi les plus connus figure Eduard Spranger, dont l’approche se distingue par plusieurs dimensions permettant d’analyser les sources de motivation des personnes.

Nous utilisons volontiers cet outil dans le cadre de nos séminaires de cohésion ou de team building. Il est notamment intéressant de le combiner avec l'outil DISC.

Les autres facteurs de la démotivation en entreprise ?

Un leadership défaillant

La qualité du management est aussi l’un des paramètres à considérer pour motiver ses collaborateurs. Si le manager montre des carences dans sa gestion, ses employés en seront démoralisés.

L’impossibilité de promotion

Les collaborateurs sont plus motivés et assidus dans leur tâche lorsqu’ils savent qu’ils pourront évoluer dans leur carrière : ils repousseront alors leurs limites pour progresser. À l’inverse, un poste dépourvu de perspectives de promotion installera chez le salarié un sentiment de routine.

Quels sont les indices de la démotivation ?

Plusieurs signes peuvent trahir la démotivation en entreprise. Un bon leader doit savoir rester attentif à ces signaux.

La baisse du niveau d’implication

Elle se traduit par une diminution inhabituelle du degré de confiance d’un employé dans l’accomplissement de ses tâches, au point, parfois, de ne plus atteindre ses objectifs.

Les absences répétées et sans justifications

Le salarié peut décider de ne pas se rendre sur son lieu de travail sans en demander l’autorisation, ou multiplier les absences sans motif valable.

L’improductivité

Le manque de productivité se traduit par la baisse des performances d’un employé pourtant reconnu comme compétent.

Les comportements irritants

Ces comportements se manifestent par des sautes d’humeur chez un salarié pourtant réputé courtois, qui a désormais tendance à s’énerver pour des choses futiles ou sans réelle gravité.

La répétition des arrêts maladie

Cette situation se traduit par une succession de demandes de congés maladie.

La non-considération des avertissements

Ce comportement se manifeste par le refus du collaborateur de tenir compte des remarques formulées par l’employeur.

Pourquoi l’analyse des facteurs de motivation est-elle importante ?

Dans une entreprise, l’un des enjeux les plus importants consiste à déterminer la meilleure stratégie pour optimiser les performances des collaborateurs. Pour y parvenir, il faut savoir ce qui les motive, quels facteurs peuvent les pousser à donner le meilleur d’eux-mêmes. C’est là que la théorie du philosophe Eduard Spranger prend toute son importance.

Cette théorie établit des dimensions universelles permettant de connaître et d’analyser les motivations de chaque individu. Elle aide aussi à comprendre les facteurs et raisons qui se cachent derrière les agissements de chacun. En tant que manager ou chef d’entreprise, vous serez ainsi en mesure de savoir :

Les sept dimensions d’analyse de la motivation des collaborateurs

Graphique du score et du classement des 7 forces motrices de la motivation en entreprise
Exemple de présentation des forces motrices de Spranger, pour un collaborateur donné.

D’après Eduard Spranger, il existe à l’origine six dimensions d’analyse de la motivation des travailleurs. Dans le contexte actuel, on peut toutefois en citer sept, comme le montre le graphique ci-dessus. Dans l’exemple présenté, la personne est motivée par le pouvoir, avec un score supérieur à la moyenne, ainsi que par la dimension économique : les métriques de l’approche de Spranger indiquent qu’il faudra la motiver par des avantages financiers. Faire partie d’une équipe ou participer à des œuvres caritatives risque, en revanche, de peu la motiver.

Il existe plusieurs solutions qu’un manager peut envisager pour prévenir la démotivation et réussir la gestion de sa structure.

L’adoption d’un système de reconnaissance

Pour encourager vos salariés tout au long de leur carrière, vous pouvez mettre en place un système de récompenses. L’employeur peut par exemple instaurer des primes pour reconnaître publiquement l’assiduité des travailleurs. Certaines entreprises s’appuient sur différentes formes de reconnaissance pour motiver leurs employés :

  • la reconnaissance des situations professionnelles, qui consiste à saluer la qualité du travail ;
  • la reconnaissance de l’activité achevée, qui se traduit par le fait que l’employeur reconnaît l’accomplissement d’une tâche demandée ;
  • la reconnaissance existentielle, où l’employeur reconnaît la place et la compétence propre à chaque salarié.

L’installation d’une ambiance de convivialité

Les managers doivent instaurer un climat de courtoisie et de bonne entente, propice aux interactions entre les membres de l’entreprise. Ce climat de travail encouragera les équipes à mieux s’engager dans la réalisation de leurs tâches. Vos employés doivent avoir la conviction d’appartenir à une équipe.

Cet article a été rédigé par Marc Prager.